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La
voix de l’Aède des Imazighen se mêle à la majesté
du paysage, sous l’ombre des cèdres, dans la beautés des
prés, les hauteurs des cimes, la pureté de la neige, la
limpidité des lacs ou la fraîcheur des oasis qui émergent
au sein de paysages désertiques et désolés. Que ce
soit la voix mélancolique de l’amedyaz, poète-troubadour
amazigh, qu’il s’agisse des chants de stentor de tamawayt, ou de
la communion à travers les danses d’ahidus, c’est toujours
le même cri arraché à l’histoire, dégagé
des tréfonds de l’Afrique du Nord éternelle qui à
su résister à tous les dénis identitaires, par la
foi de ses femmes et de la ténacité de ses hommes. Cette
compilation, dominée par les cordes vocales du magnifique maître
Mohamed Rouicha, est un survol assez typique de la production des Imazighen.
Revue
de Télérama
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