Tazrart n tayri
Amttâ n tasa kad d iffaln amarg
Imma win tîtt igh d idêr sunt ikaln.
Meqqar agh ukan sngaran wafatn
Mmagh at ad ur ngirin wulawn.
A tasa nw, ad am nadr s sin ifassn
Imma yan, han ur yudd i wattân nm.
i rbbi a ignwan igh ur tnnim i wayyur
ad d ur ighli ghassad, acku nufa wayyâd.
Hati ssiâer a ismuddun yan imma tiram
Kiwan da izzâd issnu ma t ikafan.
A bu ssiàr ur i isghawsa tamatart
Inna gh iffegh lbarûd ukan ighawlnt.
Ssiàr a immenàan igh kmmlen
Imma lmal inna gh illa nsêrf issn.
Ma f ikwna udad askiwn maf ukan
I hâda adrar bla ddell ur rin a t asin.
A yan icwan arad afus nk
Ad ak gis nara tayri ad sar k ur tffagh
Alili igh imghi gh wayda yyan
Issu t ig as amazir f uzawar n wiyyâd.
Af grigh azêttâ d ad fellas nemyawas
A yasi kra afggig ismun kra aghanim.
Zayd a ill tandra ma s k issiwd uzmz
Kul maghn illa wasif ismun ak d aman.
Isghawsa wakal aman igh ran ad ssemghin
Isghawsa yan ayt mas igh ran ad sawl
Tizrarin n Utêllas mzzîn
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Chant d’amour
Seules les larmes du cœur laissent des traces de chagrin
Tandis que celles des yeux sont absorbées par la terre
Même si nous sommes séparés par les sommets
Combattons contre la séparation des cœurs.
Mon cœur, je te tiens dans mes deux mains,
Car une seule ne suffit pas à contenir mon chagrin.
Ô cieux ! Je vous implore, dites à la lune
De ne pas paraître aujourd’hui, car j’ai trouvé la mienne.
Seul l’honneur fait s’exiler les gens, quant à la nourriture,
Chacun peut labourer et moudre ce qui lui suffit.
L’honorable n’a pas besoin de signe pour se distinguer,
Il montre zèle et courage au cœur de la bataille.
Malheureux celui qui est dépourvu d’honneur,
L’argent n’est qu’un moyen de subvenir aux besoins.
Pourquoi le mouflon incline-il toujours les cornes ?
Pourquoi ne quitte-t-il jamais la montagne ?
Il veut conserver son honneur.
Toi, le Sublime, donne-moi ta main
Que j’y grave mon amour éternel.
Quand le laurier rose pousse sur ton champ,
Arrose-le, nourris-le. Il te sera un remède à la jalousie des autres.
Si je tisse ma toile, c’est pour créer l’union,
Si chacun y prend part, nous serons plus forts.
Océan, pousse ton cri, n’aie pas peur
Tous les fleuves, rivières se sont unis pour t’abreuver.
La terre a besoin d’eau pour être fertile,
L’individu a besoin de ses frères pour prendre la parole.
Adaptation de B. et F. Lasri |